Agadir N'Tzguint . « Construit à une date qui ne peut être précisée, mais vraisemblablement aux environs de 1050, il s'élève sur une petite éminence située au centre d'une cuvette dont les bords sont jalonnés par les douars (groupes de tentes) Amzrou, Ichennar et Bakko. L'agadir comprend deux corps de bâtiments : l'un date de la fondation ; l'autre a remplacé, vers 1250, la partie qui avait été détruite par Akhennaj, quelque quinze ans auparavant, lors de son passage dans le pays. Il se compose à l'heure actuelle de 230 pièces. Son amin (intendant, administrateur), Mohammed ou Ali, du douar Bakko, est en fonction depuis 10 ans. Autrefois, la garde de cet important ouvrage ne nécessitait pas moins de 9 asses(gardiens) par nuit, et le chemin de ronde, fort pittoresque, témoigne de la valeur qu'y attachaient les usagers, du temps de la dissidence. Trois citernes complètent le dispositif défensif. Bâti sur un rocher, sa base en a épousé la forme, et ses chambres se trouvent réparties, soit autour de cours intérieures, soit de part et d'autres de souterrains longs et obscurs, soit le long de parois difficilement accessibles. Tant par sa masse imposante que par le nombre de ses chambres et par sa disposition originale, il constitue l'un des plus beaux monuments de ce genre dans la région. », 1941. Notice 426, 27.